19:44, Samedi 31 Juillet 2010
Contribuables concernés
Propriétaires d'immeubles historiques
Type d'avantage fiscal
Imputation des déficits sur le revenu global
Conditions à respecter
L'immeuble doit être inscrit ou classé
Précisions complémentaires
Travaux soumis à autorisation
Dans cette page :
Les propriétaires d'immeubles classés monuments historiques ou inscrits à l'inventaire supplémentaire des
monuments historiques bénéficient d'un régime fiscal spécifique qui s'avère particulièrement intéressant
dès lors qu'ils entreprennent des travaux de rénovation.
C'est une façon astucieuse pour l'Etat de participer à la sauvegarde de notre patrimoine national.
L'avantage fiscal se traduit par la possibilité d'imputer les déficits fonciers sur les revenus globaux.
Toutefois, pour déterminer exactement ce qui peut être imputé sur le revenu global, il convient de distinguer
trois cas de figures possibles.
Le régime fiscal diffère selon ces trois cas de figures.
Le bien ne génère aucune recette
Qu'il soit ou non ouvert à la visite, occupé ou non par son propriétaire, s'il ne génère aucune recette, les
charges foncières qui le concernent sont déductibles du revenu global.
Il s'agit notamment :
La déduction est ainsi égale à :
Le bien n'est pas occupé et génère des recettes
La totalité des charges foncières peut alors s'imputer sur les revenus fonciers et, au-delà, sans limitation,
sur le revenu global, si le bien est loué.
Si l'immeuble n'est pas loué et génère des recettes accessoires, telles que les visites payantes, ces
recettes sont soumises au régime de droit commun après déduction des charges telles que la
rémunération du personnel chargé de recevoir les droits d'entrée et de guider les visiteurs et la déduction
forfaitaire.
Un abattement forfaitaire supplémentaire de 1 525 € (10 003,34 F) est pratiqué s'il n'y a ni parc ni jardin.
Il est de 2 290 € (15 021,42 F) dans le cas contraire.
Le bien est occupé et génère des recettes
Dans ce cas, les charges foncières qui se rapportent à la partie de l'immeuble dont le propriétaire se
réserve la jouissance sont imputables en totalité sur le revenu global.
Quant aux autres charges, liées notamment au droit de visite ou à l'occupation partielle, elles sont prises
en compte pour la détermination du revenu net foncier. En cas de déficit, celui-ci vient s'imputer sans
limitation sur le revenu foncier.
Si le bien est ouvert à la visite, il est admis que la fraction correspondant à l'ouverture est égale à 75 %
du total des charges, les 25 % restants revenant au propriétaire qui les déduit directement de son revenu
global.
Pour être considéré comme monument historique, le bien doit être répertorié en tant que tel. Deux
options sont possibles.
L'immeuble est soit
Attention : ce n'est qu'à partir du moment où le classement ou l'inscription est effectif que le détenteur du
bien bénéficie des avantages fiscaux prévus en faveur des monuments historiques.
Obligations des propriétaires
A partir du moment où le bien est classé ou inscrit, celui-ci est placé sous l'étroite surveillance du ministère
de la Culture. Il ne peut plus être démoli, déplacé ou transformé, en tout ou en parties sans l'accord
préalable de ce ministère. Il en est de même en cas de don, de vente ou de legs.
Quant aux possibilités d'expropriation, elles ne peuvent s'effectuer qu'après consultation de ce même
ministère.
Mise en oeuvre des travaux
Si l'immeuble est classé, les travaux de rénovation ne peuvent débuter qu'après autorisation. De plus, ils
doivent se dérouler sous le contrôle de l'Administration. Dans certains cas, ils bénéficieront du contrôle
technique du service des Monuments historiques. Le dispositif est un peu moins strict pour les biens
inscrits à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.
Avant toute démolition, déplacement, modification ou rénovation, il suffit d'en avertir l'Administration.
Dans l'un ou l'autre des cas, le propriétaire est libre de choisir l'architecte et l'entreprise susceptibles de
mener à bien l'opération de rénovation
L'exonération des droits de succession est possible même si l'héritier n'appartient pas à la famille du détenteur.
Nécessité d'une convention
L'exonération est, toutefois, subordonnée à la souscription par les héritiers, donataires ou légataires d'une
convention à durée indéterminée avec les ministères de la Culture et des Finances.
Obligations à respecter
Cette convention doit mentionner la désignation du bien ou des parties de biens bénéficiant de la
protection des Monuments historiques, elle doit énumérer les biens meubles et immeubles pouvant
prétendre au bénéfice de l'exonération et indiquer les différents engagements que les ayants droit doivent
respecter, à savoir
Pour bénéficier de ce régime fiscal de faveur, vous devrez, au moment du dépôt de votre déclaration,
joindre à cette dernière les déductions opérées au cours de l'année.
N'oubliez pas non plus de joindre au moins la première fois l'avis de classement ou d'inscription du bien
concerné.